Survol économique de la semaine du 6 au 10 juillet

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Survol économique

CANADA

• Bien que le résultat stagne aux environs de 46 (le niveau de 50 étant le début de l’optimisme), la confiance des consommateurs a poursuivi sa remontée pour une dixième semaine consécutive au pays. Plus de 55% des répondants croient cependant que l’économie sera pire en fin d’année qu’actuellement.
• La Banque du Canada a dévoilé les chiffres sur la confiance du secteur des affaires et la mesure est à son plus bas niveau depuis la Grande Récession. Malgré la réouverture, plusieurs entreprises sont confrontées à une demande trop faible.
• L’aide gouvernementale massive et la réduction des dépenses des consommateurs ont permis aux ménages les plus fragiles de rencontrer leurs obligations financières mieux qu’avant la pandémie. À la surprise des économistes, les statistiques nationales d’insolvabilité sont ainsi à la baisse. Des craintes subsistent toutefois quant à la levée éventuelle du soutien gouvernemental ponctuel et la fin des reports temporaires de paiements hypothécaires.
• Le déficit du gouvernement fédéral devrait atteindre 16% du PIB pour l’exercice courant, du jamais vu en temps de paix.
• L’univers obligataire canadien demeure en avance de 15% sur l’univers boursier depuis le début de l’année. Mondialement, les obligations devancent toujours les actions de près de 8% depuis janvier.
• Il n’est décidément plus très précis de parler de «la» bourse pour désigner les actions canadiennes. Certains secteurs se retrouvant dans le même indice ont drastiquement divergé depuis 6 mois. Le sous-secteur TSX Technologies a battu le sous-secteur TSX Énergie de plus de 93% depuis janvier. L’importance d’avoir de bons gestionnaires actifs de portefeuille est à nouveau soulignée.

ÉTATS-UNIS

• La réouverture de certaines régions des États-Unis a poussé l’industrie américaine des services à un sommet des quatre derniers mois en juin. L’emploi y demeure par contre à un niveau faible et continue d’afficher des réductions de postes.
• En parallèle, la résurgence du virus fait craindre un retour en arrière pour ce même secteur des services, qui constitue près de 90% de l’économie américaine.
• L’indice d’optimisme économique IBD/TIPP a atteint en juillet un creux causé par la multiplication des cas de coronavirus.
• À la suite d’un rassemblement de milliers de personnes sans mesures de précaution à Tulsa (à l’invitation de The Donald), une flambée de nouveaux cas de coronavirus y a été observée. La surprise n’a pas été totale pour tout être doté d’une capacité minimale de raisonnement.
• Le taux de chômage se situe à 11,1% alors qu’il était de 3,5% avant le confinement. Près de 33 millions d’Américains poursuivent leur demande à l’assurance-chômage.
• Les taux hypothécaires ont atteint un plancher historique avec un taux de 3% pour une hypothèque de 30 ans.
• Les indices boursiers avaient connu avec la séance de lundi leur première série de 5 journées positives consécutives en 2020. La séance de mardi a remis les compteurs à zéro.
• La capitalisation boursière d’Amazon, à près de 2 mille milliards, équivaut maintenant à elle seule à environ 5 fois l’économie entière du Québec. Une seule entreprise. Cinq fois le Québec entier. Avez-vous dit bulle?
• Autre cas surnaturel, Tesla est probablement au centre de ce que les marchés appellent un Short Squeeze. Plusieurs vendeurs à découvert ayant parié contre le titre atteignent leur limite de tolérance et doivent alors acheter le titre pour fermer leur vente à découvert, créant par le fait même des pressions additionnelles à la hausse sur le titre. Les merveilles du système financier moderne. Tesla est en hausse de 260% cette année.

INTERNATIONAL

• Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que 170 pays (près de 90% de la population mondiale) souffriront d’une baisse de revenus en 2020. En début d’année, le FMI prévoyait pratiquement l’inverse, à savoir que 160 pays devaient jouir d’une croissance de leur économie.
• La dernière prévision du FMI table sur une contraction de l’économie mondiale de 5%, de loin le pire résultat depuis la Deuxième Guerre mondiale.
• Plus d’une douzaine de banques centrales se trouvent maintenant avec un taux de référence sous la barre du 1%, certaines ayant même franchi le plancher de zéro pour s’installer en territoire négatif (un incitatif à l’investissement productif plutôt qu’au dépôt passif).
• Morgan Stanley estime que d’ici 18 mois les bilans des principales banques centrales auront gonflé de près de 18 mille milliards de dollars (CAD) dû aux programmes sans précédent de soutien.

Aperçu des marchés et des performances depuis le début de l’année
(En devises locales)

CANADA

Obligations
• Univers obligataire : 7,44%
• Sous-secteur gouvernemental : 8,16%
• Sous-secteur corporatif Investment Grade : 5,56%
• Sous-secteur corporatif High-Yield (spéculatif) : -1,85%
Actions
• Indice TSX : -7,91%
• Sous-secteur TSX Énergie : -48,91%
• Sous-secteur TSX Financières : -18,26%
• Sous-secteur TSX Technologies : 44,20%

GLOBAL

Obligations
• Univers obligataire : 3,85%
• Sous-secteur gouvernemental : 4,17%
• Sous-secteur corporatif Investment Grade : 3,98%
• Sous-secteur corporatif High-Yield (spéculatif) : -3,65%
Actions
• Indice MSCI World : -3,90%
• Indice S&P500 : -1,42%
• Indice Dow Jones : -8,63%
• Indice CSI (Chine) : 16,03%
• Indice Nikkei (Japon) : -3,98%
• Indice DAX (Allemagne) : -4,64%
• Indice FTSE (UK) : -19,19%
• Indice CAC (France) : -16,85%

AUTRES

• Dollar canadien @ 1,36 vs USD
• Indice Bloomberg des matières premières : -17,36%
• Prix du HUC (exposition au pétrole) : 9,45$
• Once d’or : 1804$
• Indice de volatilité VIX : 27 (niveau pré-pandémie entre 12 et 15)

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