Survol économique de la semaine du 25 au 29 janvier

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Survol économique

AU CANADA

• Selon des chiffres estimatifs de Statistique Canada, l’économie du pays aurait reculé d’environ 5% l’année dernière. Une forte croissance de plus de 7% (annualisée) pourrait toutefois être confirmée pour le quatrième trimestre, malgré certaines mesures sanitaires contraignantes.
• L’indice phare canadien du TSX a connu sa semaine la plus difficile depuis le mois d’octobre pour se retrouver à la fermeture de vendredi en territoire négatif par rapport au début de l’année. Parmi les facteurs probables, des doutes sur la livraison et la distribution de vaccins font craindre une reprise moins rapide.
• Un vent d’optimisme s’est emparé de l’argent (le métal) et les titres canadiens reliés à cette ressource en ont profité avec de très fortes hausses. Des forums d’échange entre investisseurs individuels (voir prochaine section à ce sujet) auraient contribué à la remontée. Des records de transactions sur certains contrats d’options reliés au métal précieux ont été enregistrés.
• La région de Toronto a vu le nombre de condominiums disponibles à louer bondir de plus de 130% comparativement à l’année précédente. Un exode vers les banlieues est à l’origine de ce fléchissement dans la demande, entrainant le prix des loyers à la baisse.
• Le mariage entre deux anciens grands rivaux est scellé. La française Alstom est officiellement devenue propriétaire de Bombardier Transport pour la somme de 5,5 milliards EUR (plus de 8 milliards CAD).
• Ces dernières années, Bombardier avait aussi cédé sa division d’avions C Series à Airbus et s’était auparavant départie de Bombardier Capital, ainsi que de sa division de produits récréatifs (BPR). L’entreprise se concentrera maintenant essentiellement sur la production d’avions d’affaires.

AUX ÉTATS-UNIS

• L’économie américaine s’est contractée de 3,5% en 2020, soit la pire performance depuis la Deuxième Guerre mondiale. Lueur d’espoir, le dernier trimestre de l’année a affiché une croissance de 4%.
• Des mouvements brusques sur les marchés ont été causés par une lutte entre une horde de petits investisseurs individuels et certains fonds de couverture (Hedge Funds) qui avaient parié contre des titres comme GameStop (détaillant d’appareils électroniques et de jeux vidéo) ou AMC (salles de cinéma).
• Les variations extrêmes de plusieurs centaines de points de pourcentage sur ces titres ont défrayé les manchettes et attiré l’attention des élus américains sur des pratiques d’investissement qui sont devenues, disons-le, un peu n’importe quoi.
• Pour ajouter de la joie au portrait, des similarités de fonctionnement avec des groupes conspirationnistes étaient notables au sein des investisseurs individuels qui échangent par le biais du populaire site Reddit.
• Les investisseurs amateurs qui ont réorienté leurs loisirs pré-pandémie vers les marchés boursiers ont découvert parfois douloureusement un élément inévitable tôt ou tard : le fisc américain. Les titres détenus depuis moins d’un an (souvent le cas pour des investisseurs qui se divertissent) sont davantage imposés que les investissements de long terme.
• La Réserve Fédérale américaine n’a apporté aucune modification à sa politique monétaire actuelle de bas taux et d’achats d’actifs, et affirme n’avoir aucune responsabilité dans les récents événements de marchés. Selon la Fed, c’est davantage la politique fiscale extrêmement généreuse (les nombreuses aides gouvernementales) qui a contribué aux soubresauts boursiers.
• Le taux d’épargne aux États-Unis a été gonflé à 14% du revenu disponible grâce aux aides gouvernementales en temps de pandémie. Il se situe plus normalement entre 5% et 10%. Ce « trésor de guerre » donne l’espoir d’une solide reprise lorsque les mesures sanitaires seront levées.
• La saison des résultats financiers (Earnings Season) a vu Microsoft, Apple et Facebook publier des résultats qui surpassent les attentes. Pour les trois géants technos, la pandémie a propulsé la demande reliée à leurs produits et services.
• Tesla a dévoilé le premier profit annuel de son histoire. Vous avez bien lu. Malgré sa valeur boursière astronomique (soit plus que tous les autres grands constructeurs réunis) Tesla n’avait jamais été rentable jusqu’ici sur un exercice complet.
• Parmi les grands perdants, Boeing a déclaré une perte de près de 15 milliards CAD pour la dernière année alors que la pétrolière Exxon Mobil a affiché une première perte en 40 ans, dévoilée à plus de 28 milliards CAD.
• Le président Biden a décrété que le gouvernement américain favorisera désormais les fournisseurs américains dans ses très lucratifs programmes d’achats publics. Protectionnisme pour certains, gros bon sens pour d’autres.

À L’INTERNATIONAL

• Le FMI a publié de nouvelles prévisions économiques pour 2021, rehaussant son estimé à 5,5% pour l’économie mondiale. Selon le Fonds, la Chine, l’Union européenne et les États-Unis connaitront tous une croissance de plus de 4% cette année.
• La peur d’une montée du nationalisme vaccinal s’est accentuée. Entre autres, le bloc européen a signifié qu’il pourrait réduire les exportations de vaccins, incluant vers le Royaume-Uni nouvellement sorti de l’Union européenne. Il y a une bonne dose d’ironie dans le fait que le vaccin d’AstraZeneca a été développé avec l’Université d’Oxford… au Royaume-Uni.
• Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), la pandémie aura coûté plus de 250 millions d’emplois à l’économie mondiale. Les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie sont parmi les plus durement touchés.
• Un emploi qui demeure solide et somme toute bien rémunéré est celui de la star du soccer Lionel Messi, joueur clé du FC Barcelona. En mauvais termes avec son équipe, des fuites ont révélé que son contrat de 4 ans qui s’achève cette saison lui a rapporté un minimum de 555 millions EUR (plus de 850 millions CAD). Considéré par plusieurs analystes comme le meilleur joueur de tous les temps, il ajoute clairement le titre d’athlète le mieux payé de l’histoire du sport à sa longue liste de records.
• La firme BlackRock, plus grand gestionnaire d’actifs au monde, a annoncé vouloir vendre tout titre qui contribuera au risque climatique. Marketing ou intention réelle? Pour l’instant il semble que cela ne porte que sur les portefeuilles activement gérés, alors qu’une part substantielle de ses actifs repose sur la gestion passive (indicielle).

Aperçu des marchés et des performances
Rendements indicatifs du début de l’année au 29 janvier (en devises locales)

CANADA

Obligations canadiennes (sources : FTSE Russell et S&P Dow Jones)
• Marché monétaire T-Bill : +0,03%
• Univers obligataire : -1,11%
• Sous-secteur gouvernemental (fédéral et provinces) : -1,32%
• Sous-secteur gouvernemental de long terme (fédéral et provinces): -3,32%
• Sous-secteur corporatif Investment Grade : -0,54%
• Sous-secteur corporatif High Yield : +1,00%
• Obligations à rendement réel Inflation Protected : -3,31%
Actions canadiennes (sources : CASIQ et S&P Dow Jones)
• Indice IQ 120 (Québec) : -0,01%
• Indice TSX : -0,55%
• Indice TSX Equal Weight : +0,32%
• Sous-secteur TSX Énergie : -0,89%
• Sous-secteur TSX Financières : -0,77%
• Sous-secteur TSX Technologies : +1,47%
• Sous-secteur TSX Santé : +34,83%

ÉTATS-UNIS

Obligations américaines (source : Bloomberg)
• Marché monétaire T-Bill : +0,02%
• Univers obligataire : -0,72%
• Sous-secteur gouvernemental : -0,96%
• Sous-secteur gouvernemental de long terme : -3,61%
• Sous-secteur corporatif Investment Grade : -1,28%
• Sous-secteur corporatif High Yield : +0,33%
• Obligations à rendement réel Inflation Protected : +0,33%
Actions américaines (sources : S&P Dow Jones et Bloomberg)
• Indice S&P 500 : -1,11%
• Indice S&P 500 Equal Weight : -0,90%
• Sous-secteur S&P 500 Énergie : +3,63%
• Sous-secteur S&P 500 Financières : -1,93%
• Sous-secteur S&P 500 Technologies : -0,97%
• Sous-secteur S&P 500 Santé : +1,28%
• Indice Dow Jones : -2,04%
• Indice NYSE : -0,88%
• Indice Russell 3000 : -0,54%
• Indice Russell 2000 : +5,00%
• Indice Russell 1000 : -0,92%
• Indice Nasdaq : +1,42%

MONDIAL

Obligations mondiales (source : Bloomberg)
• Univers obligataire : -0,88%
• Sous-secteur gouvernemental : -1,16%
• Sous-secteur corporatif Investment Grade : -0,99%
• Sous-secteur corporatif High Yield : -0,16%
Actions mondiales (sources : MSCI et Bloomberg)
• Indice MSCI World pays avancés (au 31 janvier) : -1,03%
• Indice MSCI World pays avancés avec critères ESG (au 31 janvier) : -0,95%
• Indice MSCI ACWI tous pays (au 31 janvier) : -0,39%
• Indice MSCI ACWI tous pays excluant les États-Unis (au 31 janvier) : +0,45%
• Indice MSCI Marchés émergents (au 31 janvier) : +3,76%
• Indice chinois CSI 300 (au 31 janvier) : +2,87%
• Indice japonais Nikkei 225 (au 31 janvier) : +1,68%
• Indice européen Stoxx 50 : -2,00%
• Indice européen S&P 350 : -0,84%
• Indice allemand DAX 30 : -2,08%
• Indice britannique FTSE 100 : -0,82%
• Indice français CAC 40 : -2,74%
• Indice espagnol IBEX 35 : -3,92%

AUTRES INDICATEURS (source : Bloomberg)

• Dollar US @ 1,278 CAD (Dollar CAD @ 0,783 USD) : +0,45%
• Euro @ 1,550 CAD (Dollar CAD @ 0,645 EUR) : -0,31%
• Yuan @ 0,198 CAD (Dollar CAD @ 5,056 CNY) : +1.49%
• Indice Bloomberg mondial des matières premières : +3,93%
• Once d’or @ 1861 USD : -1,96%
• Indice de volatilité VIX : 33,09 (niveau pré-pandémie entre 12 et 15)
• Bitcoin @ 33642 USD (au 31 janvier @ 22h22) : +15,11% (-27,41% depuis le 7 janvier)

Bonne semaine!

Votre équipe