Survol économique de la semaine du 22 au 26 juin

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Survol économique

• Difficile semaine sur les marchés boursiers avec un recul de toutes les grandes places mondiales.
• Au Canada depuis le début de l’année 2020, l’univers obligataire a battu le principal indice boursier (TSX) de plus de 18%.
• Mondialement, les obligations devancent les actions de près de 12% depuis le début de l’année au bénéfice des portefeuilles défensifs (voir la section des rendements en fin de lettre pour les détails des rendements à date).
• En manchette lundi dernier à la suite du sondage Bloomberg Nanos : GRAND BOND DANS LA CONFIANCE DES CONSOMMATEURS. Pourtant, en creusant la nouvelle, on remarque que le niveau de confiance est toujours en territoire pessimiste à 45 (l’optimisme débutant à 50) mais qu’il est moins pessimiste que le niveau précédent de 43. La manchette aurait donc dû être LES CONSOMMATEURS SEMBLENT UN PEU MOINS PESSISMISTES. Rappelons que le niveau de confiance moyen était de 56 durant les deux mois de 2020 avant la pandémie, et qu’il était de 57 en 2019.
• Les tensions commerciales et diplomatiques entre les États-Unis et la Chine se sont poursuivies dans un jeu de blâmes réciproques. Le discours de la Maison Blanche a varié selon la journée et selon le porte-parole.
• En parallèle, des analystes soulignaient le fait que la surévaluation boursière était à son plus élevé depuis la bulle technologique des années 2000.
• Mardi, le directeur parlementaire du budget fédéral, Yves Giroux, a estimé que le coût de la seule PCU dépassera les 70 milliards de dollars cette année.
• Le déficit pourrait atteindre un record de 12% du PIB pour l’année 2020, soit 10 fois plus que le déficit de 2019. La dette pourrait quant à elle s’établir à un niveau de 115% du PIB.
• L’agence de notation Fitch a retiré au Canada sa cote de AAA pour la rabaisser à AA+ sur fond d’inquiétude quant aux finances publiques en contexte de pandémie.
• Le Canada conserve toutefois sa cote de AAA chez Standard & Poor’s. Il demeure seul avec l’Allemagne dans ce groupe sélect parmi les pays du G7.
• Les marchés ne se sont pas inquiétés de cette décote: Le Canada est encore perçu comme étant l’une des économies les plus solides au monde, bien que l’approche de la fin des aides gouvernementales injecte une dose d’incertitude sur les marchés globaux.
• Pour sa part le Québec a enregistré la pire contraction de son PIB au premier trimestre de 2020 depuis que des chiffres sont compilés, avec un recul de 10,3% sur une base annuelle.
• Sur le plan bancaire aux États-Unis, la Réserve fédérale a procédé à des simulations et analyses de scénarios pour les principales banques américaines et le résultat n’a pas calmé les craintes reliées à la fragilité de plusieurs entreprises : La Fed estime que les pertes sur prêts pourraient dépasser les 700 milliards USD (près de 1000 milliards CAD) pour les banques testées.
• La consommation intérieure aux États-Unis a connu une forte reprise en mai avec plus de 8% de gain, récupérant une partie des chutes historiques des mois précédents (-7% en mars et un record de -13% en avril). La question est de savoir si cette demande survivra à la fin des chèques d’aide gouvernementaux qui ont temporairement augmenté le pouvoir d’achat de nombreux ménages.
• Les rapports de prévisions économiques sont majoritairement prudents ou dubitatifs quant à une reprise économique qui serait robuste et rapide. Ils contredisant ainsi les pronostics de The Donald qui, motivation électorale aidant, promet une reprise bien assise dès cet été.
• Les craintes d’une deuxième vague sont ravivées par le nombre record de nouveaux cas aux États-Unis et en Amérique Latine, dont les économies nationales sont extrêmement fragilisées par la pandémie. L’Allemagne connait également une recrudescence de cas.
• L’un des porte-étendards du commerce de détail, la compagnie Nike, a annoncé une diminution de ses ventes de 38% par rapport à l’an dernier. Cette mauvaise nouvelle a été perçue comme un avant-goût de ce qui est à venir dans le secteur du commerce de détail. Un fabriquant de souliers qui trébuche n’est pas bon signe.

Aperçu des marchés et des performances depuis le début de l’année
(En devises locales)

CANADA

Obligations
• Univers obligataire : 7,32%
• Sous-secteur gouvernemental : 8,09%
• Sous-secteur corporatif Investment Grade : 5,32%
• Sous-secteur corporatif High-Yield (spéculatif) : -2,21%
Actions
• Indice TSX : -10,99%
• Sous-secteur TSX Énergie : -48,98%
• Sous-secteur TSX Financières : -19,57%
• Sous-secteur TSX Technologies : 35,64%

GLOBAL

Obligations
• Univers obligataire : 2,97%
• Sous-secteur gouvernemental : 3,35%
• Sous-secteur corporatif Investment Grade : 2,52%
• Sous-secteur corporatif High-Yield (spéculatif) : -4,50%
Actions
• Indice MSCI World : -8,83%
• Indice S&P500 : -6,86%
• Indice Dow Jones : -12,34%
• Indice CSI (Chine) : 0,38%
• Indice Nikkei (Japon) : -6,10%
• Indice DAX (Allemagne) : -8,75%
• Indice FTSE (UK) : -18,34%
• Indice CAC (France) : -17,87%

AUTRES

• Dollar canadien @ 1,37 USD
• Prix du HUC (exposition au pétrole) : 8,92$
• Once d’or : 1771$
• Indice de volatilité VIX : 35 (était stable entre 12 et 15 avant la pandémie)

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