Survol économique de la semaine du 17 au 21 août

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Survol économique

AU CANADA

• Le ministre canadien des finances, Bill Morneau, a remis sa démission. La vice-première ministre, Chrystia Freeland, lui a succédé pour devenir la première femme à occuper ce poste au niveau fédéral. Elle aura la lourde tâche de relancer l’économie du Canada suite à un choc sanitaire et économique sans précédent.
• L’indice boursier canadien de référence (TSX) a progressé quelque peu avant de revenir au même niveau de fermeture que la semaine précédente, se situant toujours en recul de 3,20% par rapport à son niveau du 1er janvier.
• Semaine de discipline pour le secteur financier? La banque CIBC a été mise à l’amende pour avoir chargé des frais injustifiés à des centaines de milliers de détenteurs de cartes de crédit, la Canadian Western Bank a été mise à l’amende pour avoir omis de dévoiler certains frais sur ses produits de crédit et la Banque Scotia a versé 127,5 millions USD pour régler un cas de manipulation de prix de contrats à terme qui a duré 8 ans. Dans tous ces cas, les amendes payées demeurent insignifiantes face aux profits engrangés au cours des années et ne mettent aucunement en péril la rentabilité de ces institutions. Elles le savent.
• Après un ralentissement au plus fort du confinement, les ventes de maisons ont bondi en juillet au pays alors que plusieurs acheteurs ont voulu profiter des taux d’intérêt exceptionnellement bas.
• La Ligue canadienne de football, pour la première fois en 100 ans, ne remettra pas de Coupe Grey cette année et annule la saison 2020 en raison des conséquences de la COVID. De façon totalement objective, les Coupes Grey de 1999 et de 2002 sont les préférées de l’équipe CEOS.
• Les gouvernements provinciaux et fédéral ont émis cette année des obligations en quantité record pour couvrir les dépenses visant à soutenir l’économie durement touchée par la pandémie. Bien que les marchés semblent avoir assez bien absorbé ces émissions fréquentes et volumineuses, l’incertitude demeure dans un contexte où le coronavirus est toujours présent. Les rachats de titres de la Banque du Canada, à hauteur de plusieurs milliards chaque mois, ont fortement contribué au bon fonctionnement du marché.
• L’un des principaux risques auxquels seront exposés les détenteurs de ces titres demeure l’inflation, puisque la valeur d’une obligation diminue avec l’augmentation du coût de la vie. Le taux d’inflation de base (c’est-à-dire excluant l’énergie et la nourriture, qui sont plus volatiles) se situait à 0,7% en juillet.
• Cela étant, les obligations conservent leur avance de près de 11% de rendement sur les actions depuis le début de l’année au pays, avec des rendements respectifs de +8,15% (obligations) et -3,20% (actions).

AUX ÉTATS-UNIS

• Les indices S&P500 et Nasdaq se situaient à leur niveau record en clôture de semaine. Pour le S&P500, ce retour à son sommet marque le plus bref bear market de son histoire. Pour l’instant.
• Malgré cette remontée du S&P à son niveau pré-COVID, la majorité des titres n’ont pas récupéré leur valeur d’avant la pandémie. La réalité est que quelques grands titres ont hissé l’indice vers le haut et que plus de 60% des titres accusent toujours un recul par rapport à leur niveau d’avant les confinements.
• À elles seules, Amazon, Google, Apple, Microsoft et Facebook comptent pour le quart de toute la reprise boursière et représentent plus de 20% du S&P500, soit le poids le plus élevé pour un Top 5 depuis plus de 40 ans.
• Plusieurs indicateurs font craindre un affaiblissement de la reprise aux États-Unis. L’emploi, la consommation, la confiance et l’investissement ont montré des signes d’essoufflement face à la résurgence du coronavirus et aux tergiversations politiques sur la suite à donner aux programmes de soutien à l’économie. Près de 6 emplois sur 10 perdus durant la pandémie doivent toujours être récupérés.
• Les principaux programmes d’aide, incluant une allocation hebdomadaire de 600$ qui se terminait en juillet, n’ont pas été renouvelés et plusieurs observateurs prévoient que les programmes de remplacement pourraient ne pas venir avant l’élection de novembre.
• Outre l’incertitude envers le soutien à venir de l’État, des experts en santé publique craignent que les températures plus froides de l’automne fassent en sorte que les gens restent davantage à l’intérieur, favorisant une nouvelle éclosion du coronavirus.
• Sur une note plus positive, l’indice de confiance du marché de la construction résidentielle a connu un troisième mois consécutif de hausse en raison de l’environnement de bas taux d’intérêt, avec le bémol qu’un grand nombre de ménages ont pris du retard dans leurs paiements hypothécaires.
• C’est maintenant chose faite, la compagnie Apple a franchi la semaine dernière la barre des 2,000 milliards USD de valorisation boursière (plus de 2,600 milliards CAD). Ce niveau est-il justifié? La réponse dépend de votre niveau de tolérance aux bulles. Apple a mis près de 40 ans à atteindre son premier 1,000 milliards de capitalisation et n’aura mis que 24 mois à «créer» le deuxième 1,000 milliards. En 2020 seulement, la compagnie a vu sa capitalisation croître de 60%.

À L’INTERNATIONAL

• Les marchés internationaux demeurent nerveux face au conflit entre les États-Unis et la Chine, qui plombe la confiance. Les dernières minutes publiées par la Réserve Fédérale américaine ont ajouté à l’incertitude alors qu’elles ont décrit une reprise timide de la principale économie mondiale.
• Le FMI et la Banque Mondiale ont émis des inquiétudes face à la dette des pays en voie de développement, alors que leur dette a plus que doublé durant la dernière décennie. Plusieurs de ces pays sont aux prises avec un risque de défaut de paiement, et ce, avant même de considérer les conséquences de la pandémie sur leurs finances.
• L’économie du Japon s’est contractée de près de 28% au deuxième trimestre de 2020, soit la plus importante contraction jamais enregistrée dans ce pays. Le Japon est la troisième plus grande économie mondiale derrière les États-Unis et la Chine.
• Les pays exportateurs de pétrole visent une réduction de la production pour soutenir les prix devant une demande encore fragile. L’OPEP+ espère que la demande pourrait avoir retrouvé son niveau pré-pandémie d’ici la fin de l’année.
• L’écart de rendement entre les obligations et les actions sur le plan mondial s’amenuise, mais les obligations demeurent toutefois en avance de 7% sur les titres boursiers malgré la remontée des principaux indices.

Aperçu des marchés et des performances depuis le début de l’année
(En devises locales et à la fin de la semaine du lundi 17 au vendredi 21 août)

CANADA

Obligations
• Univers obligataire : +8,15%
• Sous-secteur gouvernemental : +8,56%
• Sous-secteur corporatif Investment Grade : +7,12%
• Sous-secteur corporatif High-Yield (spéculatif) : +1,22%
Actions
• Indice TSX : -3,20%
• Sous-secteur TSX Énergie : -45,27%
• Sous-secteur TSX Financières : -14,51%
• Sous-secteur TSX Technologies : +43,20%

MONDIAL

Obligations
• Univers obligataire : +5,83%
• Sous-secteur gouvernemental : +6,04%
• Sous-secteur corporatif Investment Grade : +6,52%
• Sous-secteur corporatif High-Yield (spéculatif) : +0,37%
Actions
• Indice MSCI World : +1,15%
• Indice S&P 500 (États-Unis) : +5,15%
• Indice Dow Jones 30 (États-Unis) : -2,13%
• Indice Russell 3000 (États-Unis) : +4,90%
• Indice Russell 2000 (États-Unis) : -6,95%
• Indice Russell 1000 (États-Unis) : +5,73%
• Indice Nasdaq (États-Unis) : +26,07%
• Indice CSI 300 (Chine) : +16,22%
• Indice Nikkei 225 (Japon) : -2,75%
• Indice Stoxx 50 (Europe) : -12,96%
• Indice DAX 30 (Allemagne) : -3,65%
• Indice FTSE 100 (UK) : -20,43%
• Indice CAC 40 (France) : -18,10%

AUTRES

• Dollar américain @ 1,32 CAD (Dollar CAD @ 0,76 USD) : +1,46%
• Indice Bloomberg des matières premières : -11,34%
• Prix du HUC (exposition au pétrole) : 9,90$
• Once d’or @ 1934,83 USD : +27,52%
• Indice de volatilité VIX : 22,54 (niveau pré-pandémie entre 12 et 15)

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