Survol économique de la semaine du 13 au 17 juillet

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Survol économique

CANADA

• La Banque du Canada a laissé son taux directeur inchangé à 0,25% et a laissé entrevoir la possibilité d’un tel niveau jusqu’en 2023. La Banque souhaite que l’emploi revienne à ses niveaux pré-COVID et que l’inflation se rapproche durablement de 2% avant de considérer un ajustement du taux directeur.
• Dans ses dernières prévisions, la Banque prévoit que l’économie canadienne se contractera de près de 8% en 2020 et entrevoit une reprise lente.
• L’Alberta, province durement touchée par la combinaison COVID et pétrole, compte sur la réouverture des activités de la Ligue nationale de hockey pour stimuler son économie et renforcer son moral. Edmonton sera, avec Toronto, une des deux villes «bulles» où se retrouveront 24 équipes en isolement pour la suite de la saison.
• Selon Statistique Canada, une entreprise sur cinq devra envisager avant 6 mois des mesures allant des mises à pied à la faillite dans les conditions actuelles.
• Le marché immobilier, incluant les ventes résidentielles et les nouvelles inscriptions, s’est fortement redressé en juin par rapport au mois de mai, selon l’Association canadienne de l’immeuble.
• La firme québécoise Medicago a débuté les essais sur des humains de son vaccin contre la COVID. Il s’agit d’un vaccin à base de plantes, une technologie dite recombinante.
• Le marché obligataire canadien affiche toujours un net avantage de près de 14% sur le marché boursier depuis le début de l’année.

ÉTATS-UNIS

• La reprise du marché du travail semble ralentir au États-Unis avec des nouvelles demandes de chômage qui diminuent moins vite que prévu, se situant toujours à plus de 1,3 million de demandeurs pour la semaine dernière. Plus de 32 millions d’Américains bénéficient actuellement de prestations de chômage.
• «Le salaire moyen a connu la plus forte hausse jamais vue». Bonne ou mauvaise nouvelle? Ce qui peut sembler à première vue une bonne nouvelle s’explique malheureusement par le fait que plusieurs emplois ont été perdus par les plus bas salariés déjà en situation précaire, ce qui fait artificiellement augmenter la moyenne des salaires. Les grands titres peuvent être trompeurs.
• Parmi les millions de nouveaux day traders amateurs qui ont investi leurs chèques d’aide gouvernementale à la bourse, il s’en est trouvé plusieurs qui ont investi sans trop y penser dans des entreprises qui avaient déjà déclaré faillite (Hertz, JC Penney, Whithing Petroleum, etc.). Ils ont découvert à la dure que les actions ainsi achetées ne valaient déjà rien (les détenteurs d’actions étant les derniers remboursés, ils ne retirent généralement rien d’un processus de faillite).
• Plusieurs analystes craignent la fin des aides gouvernementales à la fin du mois et l’impact sur la consommation des ménages. À cet égard, le déficit américain pour le mois de juin seulement s’est élevé à plus de 860 milliards USD. Un record absolu.
• La flambée de nouveaux cas aux États-Unis continue à créer une incertitude palpable sur les marchés. Le nombre de cas déclarés est à la hausse dans presque 40 États sur 50. La Californie, durement touchée, a dû refermer une partie de son économie. La Floride, qui avait été l’un des premiers États à redémarrer ses activités, a connu un nombre record de décès en une journée à la suite d’une tentative de déconfinement. Le nombre de cas déclarés au pays a dépassé les 3 millions et un record de 77000 nouveaux cas en une seule journée a été atteint.
• Sur un plan plus positif, la Ville de New York a toutefois connu une première journée officielle en quatre mois sans décès relié au virus.
• Depuis le début de l’année, plus de 30 entreprises avec plus d’un milliard USD de dette ont fait défaut. Le professeur Edward Altman, une sommité en matière de risque de crédit corporatif et inventeur du Z-Score (une mesure de qualité de crédit) prévoit que le total pourrait dépasser 60 avant la fin de l’année.
• Malgré cette réalité, ce sont plus de 2100 milliards USD de nouvelles dettes qui ont été émis sur les marchés durant les premiers mois de 2020, marchés dopés en grande partie par le soutien apparemment infini de la Réserve Fédérale.
• Pendant ce temps, les six plus grandes banques américaines ont mis 35 milliards USD additionnels de côté en provisions pour mauvaises créances. Les dirigeants desdites banques ont avoué ne pas pouvoir prévoir l’ampleur des dommages économiques devant autant d’incertitude, surtout que l’aide publique fait temporairement croitre les revenus de plusieurs ménages malgré la profonde récession en place.
• Le feuilleton Tesla s’est poursuivi la semaine dernière. Rappelons que le titre du constructeur automobile a maintenant bondi de 300% depuis le mois de mars. L’ancienne référence du secteur, General Motors, se transige ces jours-ci à 10 fois les profits escomptés. Tesla se transige quant à elle à plus de 180 fois les profits escomptés. C’est ce qu’on pourrait appeler poliment un placement multigénérationnel.
• Dans un autre feuilleton en continu, The Donald a promis une solution thérapeutique ou un vaccin d’ici la fin de l’année. Il s’est toutefois montré avare de détails sur comment y arriver.

INTERNATIONAL

• Point d’origine de la pandémie, la Chine semble connaitre un redémarrage de son économie. Le PIB chinois a bénéficié (selon le gouvernement semi-transparent) d’une croissance de 3,2% au deuxième trimestre comparativement à la même période l’an dernier. Ce tournant apparent faisait suite à une contraction de 6,8% au premier trimestre. La consommation intérieure demeure toutefois faible.
• La principale place boursière chinoise a également connu une forte remontée et se situe en territoire clairement positif pour l’année (voir la section suivante sur les rendements). La capitalisation boursière du pays a crû de plus de 1000 milliards USD en quelques jours de redressement boursier, soit plus que dans tous les autres pays du monde.
• Hong Kong, le Japon et l’Australie sont aux prises avec de nombreux cas de coronavirus après avoir pensé pouvoir échapper au pire observé ailleurs dans le monde.
• Les places boursières se sont redressées depuis le creux du mois de mars, cependant le marché obligataire mondial devance le marché boursier de plus de 7% depuis le début de 2020.

Aperçu des marchés et des performances depuis le début de l’année
(En devises locales et à la fin de la semaine)

CANADA

Obligations
• Univers obligataire : 8,10%
• Sous-secteur gouvernemental : 8,82%
• Sous-secteur corporatif Investment Grade : 6,25%
• Sous-secteur corporatif High-Yield (spéculatif) : -1,53%
Actions
• Indice TSX : -5,51%
• Sous-secteur TSX Énergie : -47,55%
• Sous-secteur TSX Financières : -15,61%
• Sous-secteur TSX Technologies : 40,18%

GLOBAL

Obligations
• Univers obligataire : 4,11%
• Sous-secteur gouvernemental : 4,22%
• Sous-secteur corporatif Investment Grade : 4,73%
• Sous-secteur corporatif High-Yield (spéculatif) : -2,72%
Actions
• Indice MSCI World : -3,02%
• Indice S&P500 : -0,19%
• Indice Dow Jones : -6,54%
• Indice CSI (Chine) : 13,77%
• Indice Nikkei (Japon) : -4,40%
• Indice DAX (Allemagne) : -2,49%
• Indice FTSE (UK) : -16,60%
• Indice CAC (France) : -15,20%

AUTRES

• Dollar canadien @ 1,36 vs USD
• Indice Bloomberg des matières premières : -17,70%
• Prix du HUC (exposition au pétrole) : 9,45$
• Once d’or : 1808$
• Indice de volatilité VIX : 26 (niveau pré-pandémie entre 12 et 15)

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Bonne semaine!

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